Visite commentée  pour les Amis du Musée  samedi 25 janvier 2020 à 15 heures au musée Boucher-de-Perthes. 

 

EXPOSITION 

3 décembre 2019 – 2 mars 2020

abbeville

musée boucher-de-perthes

Silvia Bächli, Ruth Barabash, chantalpetit, Carlos Kusnir,

David Tremlett, Barbara Camilla Tucholski

collections du fracpicardie hauts-de-france | des mondes dessinés

paysages dans la ville

De par ses réseaux, ses activités et ses pulsations, la ville produit des intervalles dans lesquels la nature s’engouffre parfois et révèle d’autres aspects, d’autres recoins de la cité. Les artistes y sont attentifs et sensibles, en saisissent des fragments, en interprètent les diverses formes et environnements dans des dessins aux multiples enjeux.

Dans ses carnets de voyage, David Tremlett rapporte à l’atelier les bribes des paysages et des architectures qu’il a observés de par le monde. Dans des pastels de grandes dimensions, les formes et les couleurs associent force et subtilité dans des compositions résolument frontales, voire sculpturales.

Aux maisons et à ceux qui les habitent, individus et objets, Carlos Kusnir donne un autre visage : les fenêtres sont des yeux, la porte centrale bouche et nez à la fois. La façade de chacune se transforme pour exprimer une personnalité joyeuse ou mélancolique.

Du souvenir d’une promenade dans la ville ou de l’observation de la nature au plus proche de son atelier, Sylvia Bächli retient, dans le tracé d’une encre légère et transparente, quelques fleurs, tiges et lianes facétieuses sur lesquelles des perles ont été enfilées pour une ode à la beauté de la nature et à la féminité.

Immergée à plusieurs reprises au coeur des hortillonnages amiénois de 1998 à 2000, Barbara Camilla Tucholski restitue dans chacun de ses dessins, en quelques lignes instantanées et parfois le retournement des conventions de représentation du monde, tous les atours et méandres de jardins flottants aux portes de la cité moderne.

De retour d’une descente du Nil, face à sa table à dessin et à l’aveugle, chantalpetit inscrit sur la feuille les traces de ses sens sollicités, qu’elle relie, en jouan sur le titre de l’ensemble Hölder Nil, au nom du poète classico-romantique allemand Friedrich Hölderlin. 

Le paysage défilant dans le cadre des parois vitrées d’un véhicule semble contraint et inaccessible ; c’est ainsi que Ruth Barabash évoque le danger d’un conflit qui marque le quotidien du pays de son enfance.

La ville est un creuset dans lequel se mêlent toutes les histoires, toutes les sensations et perceptions, toutes les formes, des plus personnelles aux plus communément partagées.