Méru 13 mai 2017

13 mai, journée Méru-Beauvais

Musée de le nacre et de la tabletterie, façade / Photo Yvan François - Amis Musée d'Abbeville
Musée de le nacre et de la tabletterie, façade / Photo Yvan François - Amis Musée d'Abbeville

 

 

 

 

       Notre traditionnelle journée culturelle de printemps nous a conduits cette année dans l'Oise. 

 

      La visite du Musée de la nacre et de la tabletterie à Méru s'est faite le matin sous la conduite de guides techniciens du musée.

   

     L'après-midi, nous avons visité une exposition temporaire au Musée de l'Oise à Beauvais, le MUDO, avec des guides de l'office de tourisme. Il s'agit du volet beauvaisien de l’exposition "Heures Italiennes" : Le Naturalisme et le Baroque (XVIIe siècle).

(le compte rendu fera l'objet d'un autre article).

 

       La journée s'est terminée par un circuit historique de la ville commenté en car.

 



Le musée de Méru

Site web du musée de Méru : http://musee-nacre.com/

 

Adresse du site du musée de Méru : http://musee-nacre.com/

 

Quelques productions de tabletterie / Photo Musée de la nacre
Quelques productions de tabletterie / Photo Musée de la nacre

 

A l'origine, la tablette à écrire...

Tablette à écrire, cire sur os / Photo J. H - Amis Musée
Tablette à écrire, cire sur os / Photo J. H - Amis Musée

 

Quelques produits de tabletterie

 

Le Musée de la Nacre et de la Tabletterie, les locaux

 

L'atelier du dominotier

 

L'atelier de boutonnerie

 

Nacre et coquillages de substitution

Qu'est-ce que la tabletterie ?

 

     Notre guide commence par nous expliquer pourquoi toutes les activités et les productions présentées dans ce musée sont regroupées sous le terme de "tabletterie".

       A l'origine le tabletier était simplement fabricant de tablettes à écrire, c'est à dire de minces plaquettes enduites d'une couche de cire, sur lesquelles on prenait des notes avec un stylet et qu'on portait suspendues à la ceinture. Ces plaquettes pouvaient être de bois, d'os, de corne, d'ivoire, ou d'autres matériaux plus précieux. Ci-contre sur l'établi nous voyons une ancienne tablette en os.

 

       Les artisans purent progressivement diversifier leur production, d'abord en faisant des peignes dans les matériaux traditionnels des tablettes, puis une foule d'objets tels que des plateaux et des pièces de jeux : échecs, trictrac, dames, dés, pions et dominos...

       Pour décorer ces jeux ils utilisaient de l'ivoire, des bois rares de couleurs contrastantes, du métal voire de  l'or, de l'écaille, de la nacre...   

       Leur connaissance du travail de tous ces matériaux leur permit encore de se lancer dans la fabrication de boutons, bijoux, boîtes précieuses, montures d'éventails, et le plaquage d'objets tels que les jumelles de théâtre ou des nécessaires de toilette.

          Vous pouvez voir des exemples de ces productions dans le diaporama ci-contre.

 

Pourquoi la tabletterie à Méru ?


     La ville de Méru a connu une grande activité tabletière dès le 17e siècle. Les paysans des environs exerçaient la tabletterie à domicile lors des mois d’hiver, période de morte saison agricole, comme cela se pratiquait aussi dans le Jura par exemple.

              Le fait que Méru soit situé à 50 km au Nord de Paris n'est pas négligeable dans l'implantation des nombreux ateliers de la région. La nacre étant utilisée dans les produits de luxe, la production était écoulée prioritairement dans la capitale et, de là, exportée facilement sur le marché international en bénéficiant de l'appellation flatteuse d'articles de Paris.


      Au 19e siècle, la tabletterie connaît un véritable essor et au 20e siècle, elle s’industrialise. La région devient le plus grand centre européen de fabrication de boutons de nacre avec plus de 10 000 personnes exerçant ce métier dans les années 1910. La tabletterie était devenue l’activité économique prépondérante de la région, ce qui valut à Méru le surnom de « Capitale mondiale de la nacre ».

 

 
Le Musée de la Nacre et de la Tabletterie ouvre en 1999


       Le Musée de la Nacre et de la Tabletterie est situé dans une immense une usine du 19ème siècle, typique des grands établissements créés lors de la Révolution Industrielle. L'entreprise ferme en 1972 mais le bâtiment est sauvegardé car inscrit à l’Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques.

         Conscients de la disparition à venir de la tabletterie, des passionnés d’histoire locale, soutenus par plusieurs associations et collectivités recherchent de la documentation, en particulier auprès des anciens ouvriers. Ils rassemblent beaucoup de collections éparses et récupèrent machines et objets issus de cette industrie traditionnelle.

 

         C'est ainsi que nous avons pu découvrir, présentés dans les grands espaces du musée, l'agencement et l'équipement d'ateliers de boutons, un atelier complet de dominotier encore fonctionnel (l'atelier Tartare), une collection de mobilier et  un grand nombre de produits de tabletterie dont de belles collections de jeux anciens, de bijoux, d'objets de luxe, en particulier des éventails.

 

        Nos guides nous ont fait des démonstrations de fabrication de dominos. Ils nous ont expliqué comment était élaboré un jeu de dominos et quelles étaient les conditions de travail des ouvriers, hommes, femmes -payées beaucoup moins- et enfants -qui "mouchetaient" le soir les points des dominos fabriqués par leurs parents dans la journée. De nos jours, l'atelier produit encore quelques séries de très bonne qualité pour les collectionneurs.

 

         Nous avons aussi vu fonctionner les différents postes de travail  de l'atelier des boutonniers dont l'outillage d'époque est activé par une unique machine à vapeur du début XXe siècle, disposée au centre de l'usine.

 

        La fabrication d'un bouton demandait  environ une dizaine de manipulations. Elle commence par le tri des matériaux.

         Dans ce musée, l'accent est mis, bien sûr, sur la nacre et ses substituts naturels qui sont exposés à l'étage dans d'astucieux présentoirs, à l'état brut puis dégagés de leur gangue de calcaire.

             Les coquilles sont découpées aussi serré que possible en rondelles qui sont ensuite dégrossies, éventuellement ciselées puis percées. Il faut encore les polir, les poncer et les fixer sur des cartons pour la vente.

 

Voir le document décrivant les étapes, depuis la pêche des coquillages jusqu'au bouton fini, sur le site sciences.gloubik.info
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Exposition temporaire

 

         L'étage est consacré aux expositions de matériaux et d'objets ainsi qu'aux expositions temporaires.

        Au moment de notre visite, l'exposition temporaire "Il était une fois… Des jeux anciens" concernait l’univers magique de l’enfance, celui du jouet.

     Une partie de l'exposition permettait de découvrir des contes d'autrefois illustrés par des artistes contemporains.





© Association des Amis du musée Boucher-de-Perthes

 

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