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Avril 2018 - Saint-Germain-en-Laye - Le musée

 

            Notre découverte pédestre de la ville de Saint-Germain-en-Laye, le 14 avril, s'est faite le matin, par temps gris et humide. Nous en gardons pourtant un agréable souvenir car avec ses grands espaces très bien entretenus, la ville donne  une impression générale claire et accueillante. Les constructions sobres, de pierre blanche pour la plupart, lui confèrent une luminosité certaine même sous le crachin qui nous a accompagné presque toute la matinée !

        

        L'origine de Saint-Germain remonte à Robert le Pieux (972 - 1031) qui aimait venir y chasser. Il ordonne en 996 la construction d’un monastère en l’honneur de Saint-Germain de Paris. La ville naît autour de cette fondation, au milieu des "layes", c'est à dire des chemins forestiers…

       Première étape : l’Église Saint-Germain.     

       Première étape : l’Église Saint-Germain.

      Depuis le XIe siècle il y a toujours eu une église face au château mais plusieurs fois reconstruite. L’édifice actuel ne fut consacré qu'en 1827.

     C'est un bâtiment de style néo-classique, précédé d'un péristyle à 6 colonnes et orné d'un fronton triangulaire sculpté.

      L'espace s’étendant jusqu'à la façade du château, aujourd'hui dégagé et traversé par une rue, était autrefois une immense cour entourée des dépendances du château, comme on l'aperçoit sur la maquette.


          L'intérieur est clair et très sobre. Les murs de la nef et l'abside sont ornés de fresques d'Amaury-Duval, élève d'Ingres, sur le thème du Nouveau Testament.

        Il contient une belle Vierge à l'Enfant du XVIe, Notre-Dame du Bon retour,  découverte au XIXe lors des travaux de construction de l'église.

      La chaire baroque donnée par Louis XIV, provient du château de Versailles, elle est classée monument historique.

      Le grand orgue, commandé par Louis XIV à Alexandre Thierry en 1698, fut restauré à la fin du XIXe siècle par Aristide Cavaillé-Coll.

 

       Deuxième étape : le tour  du château.     

 

         Du parvis de l'église, nous avons une belle vue sur l'un des petits côtés du monument, la façade ouest, que vous voyez sur la photo ci-contre (et au premier plan sur la maquette ci-dessous).

 

    Ses hautes façades de pierres blanches, d'aspect assez sévères, présentent  une variété de styles architecturaux et d'éléments de décor qui lui confère une surprenante originalité.

François Ier décide en 1539 de faire construire un nouveau château sur les fondations établies sous Charles V. La chapelle du XIIIe et la tour du XIVe y sont intégrées. Ce nouvel édifice se rattache à la première Renaissance française. Ses toits en terrasses et l'association de la brique et de la pierre pour le décor des façades sont des innovations à cette époque.


           Nous partons de l'angle nord-ouest (en bas à gauche sur la maquette) pour faire le tour de cet imposant château.

        La grosse tour carrée qui marque l'angle est le donjon du XIXe siècle, vestige du château fort médiéval, construit sous Charles V (1364-1380), brûlé pendant la guerre de cent ans..

     En effet, le château que nous découvrons est le cinquième état de la résidence royale de Saint-Germain et il garde de nombreuses traces de ces modifications depuis le XIIIe siècle.

     Du premier château fort de Louis VI le Gros, XIIe siècle, il ne reste rien. De l'époque de Saint Louis  il reste la chapelle gothique, préfiguration de la Sainte-Chapelle.

      La majeure partie de l'édifice actuel date de François Ier qui construisit  un palais Renaissance sur les fondations du vieux château de Charles V.

Voir toute l'histoire du Château sur le site du MAN...

 

         Par contre, la chapelle du château du XIIIe siècle, construite en 1238 à la demande de Saint-Louis  existe toujours. Elle préfigure la Sainte-Chapelle de Paris édifiée quelques années plus tard.

          Le Château-Vieux est construit au XVIe siècle à la demande de François Ier par Pierre Chambiges qui utilise les fondations existantes et y incorpore la chapelle. De nombreuses salamandres évoquent sa présence dans les salles du château.

           Henri II fait construire à l’extrémité de l’actuelle terrasse, « le Château-Neuf » et ses jardins, qui seront terminés par Henri IV. Il ne reste aujourd’hui du « Château- Neuf » que le Pavillon Henri IV, aujourd’hui hôtel-restaurant.

 


Bref survol historique

         Le château de Saint-Germain fut le théâtre de nombreux événements historiques très importants dont :

     * la proclamation de l’édit de 1563 par Charles IX, qui fixe au 1er janvier le commencement de l’année pour la France,

      * signature en 1570 de la Paix de Saint-Germain visant à mettre un terme aux guerres de religion,

       * naissance de Louis-Dieudonné, futur Louis XIV, en 1638.

       * à la Révolution, le château est transformé en prison (Rouget de Lisle y est enfermé), hôpital, école de cavalerie, caserne, puis en pénitencier militaire.

       * ouverture de la première ligne de chemin de fer de voyageurs en 1837, reliant Paris à Saint-Germain, donne un souffle nouveau à la ville.

       * signature de la paix avec l’Autriche le 10 septembre 1919 entraînant le démantèlement de l’empire austro-hongrois, avant que l’état-major nazi et d’autres services de l’armée d’occupation, puis le siège de l’Ob West, commandement des forces allemandes de la Hollande à Biarritz, s’installent en ville pendant la Seconde Guerre mondiale.

Saint-Germain- en-Laye est libérée en août 1944.

 


Nous découvrirons le contenu exceptionnel de la salle Piette dont la scénographie est inchangée depuis le 19e siècle en respect des volontés de son donateur. Elle abrite la délicate dame de Brassempouy découverte au 19e siècle par l’archéologue et préhistorien Edouard Piette lors de fouilles dans les Pyrénées.

 

C’est la visite de la reine Victoria, en pèlerinage sur la tombe de Jacques II en 1855, qui décide Napoléon III, passionné d’archéologie gauloise, à créer le musée des Antiquités celtiques et gallo-romaines en 1867.

 

Napoléon III fit restaurer le Château-Vieux par Eugène Millet, qui détruisit notamment des Sites et Musées pavillons ajoutés sous Louis XIV. L’Empereur y installa en 1867 le « Musée d’Antiquités Celtiques et Gallo-Romaines » aujourd’hui le Musée d’Archéologie nationale, l’une des plus grandes collections mondiales d’art préhistorique avec son illustre "Dame de Brassempouy"


 

En savoir plus :

https://www.saintgermainenlaye.fr/792/histoire-et-patrimoine.htm

 https://www.grandpalais.fr/fr/article/tour-de-france-des-musees-nationaux-chateau-de-saint-germain-en-laye